Benoît Hamon Président, le cannabis sera-t-il accessible pour tout un chacun? Le père de deux filles et vainqueur de la primaire de la gauche tire au claire l’une des initiatives emblématiques de son programme.

Légaliser ou interdire? Alors que la polémique autour du cannabis ne cesse d’enfler au sein de Parti socialiste depuis plusieurs années, l’actuelle interdiction du cannabis n’empêche pas 700 000 Français d’en consommer sur une base régulière. Un problème que Benoît Hamon a pris en considération dans son programme et qu’il a proposé de résoudre de manière radicale: en légalisant la drogue.

L’initiative a pourtant ravivé de nombreuses craintes parmi les Français, suite à quoi, dans une interview au Parisien, le candidat socialiste a tenu à préciser sa proposition.

« Tout d’abord, pas question de légaliser le cannabis pour les mineurs. C’est un sujet très sérieux », explique-t-il.

M. Hamon note pourtant qu’à ce jour, malgré « l’interdiction du cannabis, de plus en plus de jeunes se droguent et sont dépendants ». « Nous avons des morts liés au trafic, des quartiers tenus par des trafiquants et de plus en plus de jeunes qui consomment du cannabis sans la possibilité de contrôler le type de cannabis qu’ils consomment », indique-t-il.

Le candidat à la présidentielle rappelle qu’il a deux enfants et précise qu’il est opposé à ce qu’ils consomment de la drogue. Pourtant, Benoît Hamon estime que si une personne est déterminée à fumer du cannabis, il vaudrait mieux qu’elle le fasse dans un lieu « où l’on contrôle le produit consommé et où il y a une prise en charge en matière de santé publique ».

« Moi, j’ai deux filles, raconte-t-il. Si, demain, l’une d’entre elles veut fumer du cannabis, je lui dirai de ne pas fumer. Mais si elle le fait malgré mon interdiction, je préfère, plutôt que d’aller voir un dealeur qui lui proposera du cannabis et peut-être autre chose, qu’elle aille dans un lieu où on la prévient des dangers d’en consommer. »

Selon un récent sondage cité par l’AFP, plus de quatre Français sur dix (43 %) sont favorables aujourd’hui à la dépénalisation du cannabis en France, selon un sondage paru en janvier. Un chiffre en hausse régulière: 30 % y étant favorables en 2012 et 26 % en 1996.

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