La fébrilité gagne les soutiens patronaux et médiatiques de Fillon et Macron. Le Pen n’est pas en reste.

La percée de Jean-Luc Mélenchon dans les sondages ? « Ça ne m’intéresse pas », répondait Marine Le Pen il y a cinq jours, sur BFMTV. Jusqu’ici, les trois favoris des sondages
se contentaient de mépriser la campagne du candidat de la France insoumise, ne s’interpellant qu’entre eux ou par médias interposés. Mais la dynamique de la campagne de Jean-Luc Mélenchon, confortée par les sondages qui accréditent la possibilité d’une troisième place, les a forcés à tourner le regard loin vers leur gauche. D’autant que le candidat est
désormais testé dans un duel de second tour face à Marine Le Pen ou Emmanuel Macron. « Utopique », « irréaliste », ânonnent les candidats du capital et leurs soutiens :
à onze jours du premier tour, Jean-Luc Mélenchon, le mieux placé à gauche pour perturber le scénario écrit à l’avance par les libéraux, inquiète. Parce qu’il place au centre des préoccupations les questions sociales auxquelles le trio libéral est incapable de répondre.

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