Il n’y a pas que l’armée syrienne et ses alliés qui combattent les terroristes en Syrie: des agriculteurs de la province d’Alep ont dû prendre les armes pour défendre leurs villages.

Dans le village d’Abou Jurayn, dans la région d’Alep, la terre porte plusieurs récoltes pendant un an. En avril déjà les fermiers récoltent leurs premiers haricots. Il y a quelques années, la localité a été envahie par les terroristes, qui ont détruits ses systèmes d’irrigation, ce qui a porté un coup grave à l’agriculture locale.

Les djihadistes ont également rasé les maisons en argile du village, dont la plupart étaient âgées de plus de 200 ans. Il y a trois ans, les forces gouvernementales sont parvenues à repousser les terroristes d’Abou Jurayn, mais leurs positions sont toujours assez proches du village, à une quinzaine de kilomètres.

Ainsi, après les travaux des champs, les fermiers laissent leurs outils agricoles et prennent les armes pour pouvoir défendre leur village face à une éventuelle attaque.

Avant l’éclatement de la guerre en 2011, Abou Jurayn comptait une dizaine de milliers d’habitants, dont il ne reste aujourd’hui qu’un peu plus de 3 000. Près de la moitié d’entre eux font partie des unités d’autodéfense, entraînées par des policiers militaires russes qui apprennent aux fermiers à installer des postes de tir, démonter et remonter le fusil d’assaut ainsi qu’apporter les soins médicaux de base.

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