Suite au référendum approuvant le passage à la république présidentielle en Turquie, on s’attend au rétablissement de la peine de mort dans le pays, ce qui compliquerait son adhésion à l’UE. Ankara considère ces spéculations comme une provocation.

Les nouvelles règles européennes pour la Turquie touchant son adhésion à l’UE sont une provocation et une tentative d’ « expulser un pays du dialogue », a déclaré aux journalistes mardi Kaan Esener, sous-secrétaire d’État adjoint du ministère turc des Affaires étrangères.

Selon lui, les nouvelles exigences de l’UE, concernant notamment l’interdiction de la peine de mort, constituent une « provocation » et ne s’inscrivent pas dans le cadre d’un dialogue constructif.« Le référendum changera la constitution turque, mais l’Union européenne doit elle aussi prendre une décision », a-t-il indiqué, répondant à la question de savoir comment le récent référendum pourrait influer sur l’adhésion de la Turquie à l’UE.

La semaine dernière, le président du Parlement européen Antonio Tajani a déclaré qu’il jugeait inacceptable la position d’Ankara sur certains thèmes comme celui de la peine de mort, des arrestations de journalistes et d’opposants politiques, espérant que la Turquie changera de position à l’égard de ces questions. L’UE ne fermera pas la porte à la Turquie, selon lui.

En avril dernier, un référendum constitutionnel en Turquie a approuvé le passage du pays d’une république parlementaire à une république présidentielle. Le chef d’État pourra désormais organiser un référendum sur le retour de la peine de mort, estiment des experts.Les pourparlers sur l’adhésion de la Turquie à l’UE, entamés en 2005, ont été maintes fois compliqués par des désaccords qui ont freiné ce processus.

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