Un mois après la frappe aérienne en Syrie sur l’ordre du Président Trump, l’administration américaine n’a fourni aucune justification de la légitimité d’une telle attaque. Un groupe de surveillance gouvernementale demande des explications.

Selon le New York Times, Protect democracy, un groupe de surveillance gouvernemental dirigé par d’anciens avocats de l’administration Obama, a demandé d’obliger l’administration Trump à présenter une justification juridique des frappes en Syrie ou du moins à reconnaître que l’attaque avait été menée sans égard à la loi. Ainsi le ministère de la Justice, le secrétariat à la Défense et le département d’État disposent de 20 jours pour répondre.

« Nous devons tous convenir que dans notre démocratie constitutionnelle la possibilité du pouvoir exécutif d’attaquer un autre pays est limitée par la loi », a déclaré Justin Florence, directeur juridique du groupe et ancien avocat de la Maison-Blanche.

« Certains pays peuvent tolérer un chef d’État qui déclenche un nouveau conflit sans fournir de justification juridique claire, mais nous ne devons pas le faire », a-t-il ajouté.

Le 4 avril, l’opposition syrienne a annoncé que les forces gouvernementales syriennes auraient utilisé les armes chimiques dans la province d’Idlib, faisant 87 morts et plus de 200 blessés. Damas a nié d’être impliqué dans l’incident. Néanmoins, dans la nuit du 6 au 7 avril, le Président des États-Unis Donald Trump a donné l’ordre d’effectuer une frappe contre l’aérodrome de Shayrat utilisé par l’aviation gouvernementale syrienne. De l’avis de Washington, les avions ayant largué des munitions interdites auraient décollé depuis cet aérodrome. Au total, 59 missiles ont été tirés.

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