Apparemment, l’affaire Flynn continue de peser lourd sur la Maison-Blanche. Le Comité sénatorial américain en matière de renseignement a demandé à l’ancien conseiller à la sécurité nationale de fournir les documents relatifs à son enquête sur l’ingérence de la Russie lors de l’élection présidentielle de 2016.

Le Comité sénatorial en matière de renseignement a annoncé mercredi la convocation de l’ancien conseiller de Donald Trump à la sécurité intérieure Michael Flynn, en vue d’obtenir des documents dans le cadre de l’enquête portant sur la soi-disant ingérence russe pendant la présidentielle 2016.

Selon une brève déclaration du président du Comité sénatorial Richard Burr, l’établissement avait réclamé les dossiers le 28 avril dernier, mais l’ancien conseiller a refusé de coopérer, raconte The Hill.

La demande actuelle représente un subpoena, ou citation à comparaître devant un tribunal pour témoigner ou pour fournir un document. Ignorer un subpoena peut conduire à un blâme public pour « mépris à l’endroit du Congrès ».Michael Flynn a dû quitter la Maison-Blanche trois semaines à peine après sa prise de fonction, à la suite de révélations sur une conversation qu’il avait eue avec l’ambassadeur russe à Washington, en décembre dernier.

Le quotidien américain Washington Post accusait notamment M. Flynn d’avoir conseillé à la Russie « d’être plus mesurée dans sa réaction face aux sanctions punitives » et de ne pas avoir rejeté la possibilité que les sanctions pourraient être révisées sous la nouvelle présidence. Une prise de position que le Washington Post a considéré comme une tentative de la part de Flynn de saper la politique intérieure d’Obama, bien que celui-ci n’ait alors occupé aucune fonction officielle.

Le Kremlin a de son côté démenti les informations fournies par le Washington Post. « Des conversations ont eu lieu », cependant « pour le reste, les informations sont fausses », a indiqué Dmitri Peskov, porte-parole du Président russe.

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