Le parquet de Paris a annoncé avoir ouvrir une enquête après la vague de cyberattaques qui a frappé plusieurs pays, dont la France.

Le parquet de Paris ouvre une enquête sur la cyberattaque qui a frappé en France le fleuron automobile Renault, a-t-on appris samedi de source judiciaire.

Une enquête de flagrance a été ouverte dès vendredi soir pour « accès et maintien frauduleux dans des systèmes de traitement automatisé de données », « entraves au fonctionnement » de ces systèmes, « extorsions et tentatives d’extorsions ».

L’enquête du parquet de Paris « vise notamment les atteintes subies par le groupe Renault », a précisé la source judiciaire.

Le groupe Renault a mis à l’arrêt samedi plusieurs sites de production après avoir été victime de la vague de cyberattaques qui frappe depuis la veille plusieurs pays, a déclaré un porte-parole du constructeur automobile.

« Nous avons mis en place des mesures préventives, dont la suspension temporaire de l’activité de certains sites », a indiqué le porte-parole à Reuters, « c’est pour empêcher la propagation du virus ».

Une vague de cyberattaques sans précédent a frappé une centaine de pays, affectant le fonctionnement de nombreuses entreprises et organisations à travers le monde.

En Russie, la cyberattaque a touché, sans toutefois causer de dommages, la Banque centrale ainsi que plusieurs ministères, la société national des chemins de fer russe RZD et certains services de télécommunication.

Selon les premiers éléments de l’enquête, les pirates informatiques auraient exploité une faille dans les systèmes Windows, divulguée dans des documents piratés de l’agence de sécurité américaine NSA.

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