Tant guettée, la libération totale de la ville de Homs du joug terroriste est désormais un fait accompli. La liesse passée, les autorités municipales se sont mises à réparer le quartier d’Al-Waer pour aider ses habitants à oublier les horreurs du passé.

Le 22 mai, le dernier groupe d’hommes armés a quitté le quartier d’Al-Waer, dernier fief islamiste à Homs, marquant un avant et un après dans la vie de cette ville syrienne. À peine les extrémistes partis, les autorités municipales ont entamé des travaux de réparation dans ce quartier.

« Différents services techniques sont sur place. Depuis quelques jours, ils déblayent les décombres, débarrassent les routes, démontent les barricades », a annoncé dans un entretien à Sputnik Amin al-Is, directeur des services techniques de la ville.

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Et d’ajouter que les services publics avaient déjà déblayé et remis en état une dizaine de kilomètres d’artères principales.

Pendant l’occupation de Homs, les extrémistes ont causé un préjudice considérable à l’infrastructure de la ville. Rien que la réparation du câblage électrique coûtera à l’État quelque quatre milliards de livres syriennes (plus de sept millions d’euros). 30 transformateurs ont été complètement démolis et 40 autres mis hors service. Les experts n’ont pas encore évalué l’envergure des dommages causés aux réseaux téléphoniques.

Rappelons que la ville de Homs a été occupée par des islamistes en 2011. En 2014, la première trêve entre le gouvernement et les groupes armés a été conclue. Homs, une des plus importantes villes syriennes, est ainsi devenue la première à faire l’objet d’un accord de ce genre. Il a permis à 1 500 djihadistes de quitter son centre historique.

L’accord d’évacuation a nécessité de longs mois de négociations, qui ont finalement abouti après l’intervention de médiateurs russes. La Russie a joué d’ailleurs un rôle de premier plan dans l’exécution de l’accord. Les convois de bus qui ont transporté les membres de groupes armés et leurs familles ont été escortés par des militaires russes, qui ont déployé aussi un bataillon de la police militaire aux check-points installés aux entrées du quartier. Selon cet accord, ceux qui déposaient les armes pouvaient quitter la ville accompagnés de leurs familles afin de regagner leurs domiciles. Cet accord n’était toutefois pas valable pour les mercenaires étrangers venus en Syrie pour combattre contre les troupes gouvernementales.
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