Face à la multiplication des tests de missile par la Corée du Nord, la Russie et la Chine devraient demander au Conseil de sécurité de relancer les négociations, estime le sénateur russe Konstantin Kossatchev.

Le nouveau tir de missile nord-coréen vient le confirmer une fois de plus: la situation dans la péninsule est dans l’«impasse». Commentant sur sa page Facebook le test réalisé hier par Pyongyang, le sénateur russe Konstantin Kossatchev estime que la menace de renforcer les sanctions contre la Corée du Nord, brandie depuis un certain temps par la communauté internationale, n’aura pas l’effet escompté et ne dissuadera pas le pays à effectuer de nouveaux tirs. M. Kossatchev propose ainsi de se mettre à la table des négociations et de chercher à relancer les discussions.

« Au Conseil de sécurité, la Russie devrait initier la relance des négociations concernant la situation autour de la Corée du Nord, je crois que la Chine elle aussi y est intéressée », a-t-il indiqué.

En revanche, estime le sénateur, les nouvelles sanctions que le Japon et les États-Unis s’apprêtent à brandir « auront l’effet inverse ».

Outre la reprise des négociations, il faut donner aux Nord-Coréens des garanties que rien ne les menace, poursuit M. Kossatchev. Une condition qui est par ailleurs loin d’être remplie.

« À ce jour, personne ne leur donne de garanties de ce type; de fait ils renforcent leur défense », a-t-il résumé.

La Corée du Nord a procédé lundi au tir d’un missile de courte portée qui a fini sa course au large de sa côte est, a annoncé la Corée du Sud. Tiré depuis la région de Wonsan, sur la côte orientale de la Corée du Nord, le missile de type Scud a parcouru 450 km et atteint une altitude de 120 km, a annoncé l’armée sud-coréenne. Au total, depuis le début de l’année 2016, Pyongyang a mené des dizaines d’essais de missiles et deux essais nucléaires, au mépris des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies.

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