Le gouvernement ukrainien a présenté à la Rada (Parlement ukrainien) un projet de loi visant à légaliser les centres de détention provisoire du Service de sécurité d’Ukraine (services secrets de l’État ukrainien, le SBU), qualifiés de prisons clandestines par les défenseurs des droits de l’homme.

Selon le projet de loi publié sur le site de la Rada, le gouvernement ukrainien a proposé de légaliser les prisons du SBU.

« Les modifications suggérées dans le projet de loi permettront d’établir une base juridique pour le fonctionnement des centres de détention existants du Service de sécurité d’Ukraine », indique le communiqué du gouvernement.

L’année dernière, les ONG Human Rights Watch (HRW) et Amnesty International (AI) ont affirmé que le Service de sécurité d’Ukraine disposait de centres de détention cachés, dont l’un se trouvait à Kharkov.

D’après les informations fournies par le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH), les autorités ukrainiennes autorisaient à emprisonner en secret certains citoyens pour de longues périodes. Comme l’indiquent d’anciens détenus, en Ukraine, la détention provisoire peut durer jusqu’à neuf ans.Selon les ex-détenus, le SBU recourt à des actes de torture comme l’électrocution au niveau des parties génitales, les doigts cassés, ainsi que la non-assistance médicale aux malades.

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