Plusieurs journalistes se sont déclarés victimes d’agressions de la part de la Garde nationale vénézuélienne sur fond de violentes protestations qui se poursuivent dans le pays latino-américain

Le photographe de l’Agence France-Presse Luiz Robayo a accusé les membres de la Garde nationale vénézuélienne de l’avoir agressé avec d’autres journalistes lors de nouveaux affrontements entre manifestants et forces de sécurité.

« Ils se sont approchés de nous à moto et un garde m’a frappé plusieurs fois à la tête. Ils m’ont poussé, je suis tombé, ils m’ont soulevé par mon gilet pare-balles et mon appareil photo est tombé », a raconté M. Robayo.

Toujours selon lui, un garde a essayé de lui retirer son masque à gaz et de le faire monter sur sa moto pour le placer en détention avant que son chef « ne leur demande de partir ».

Pour sa part, le photographe de la page web Cronico Uno Francisco Bruzco a assuré au Syndicat national des travailleurs de la presse (SNTP) qu’il avait été lui aussi frappé et que son appareil photo lui avait été volé.De violentes actions de protestations se déroulent au Venezuela de manière quasi quotidienne depuis début avril, sur fond de crise économique sans précédent dans ce pays riche en hydrocarbures. D’après certains rapports, jusqu’à 69 personnes ont déjà trouvé la mort dans les affrontements, et des centaines d’autres ont été blessées.

L’opposition, majoritaire au Parlement depuis les élections législatives de décembre 2015, accuse le Président Nicolas Maduro d’avoir plongé le pays dans le chaos économique et l’inflation rampante, de bafouer les lois en vigueur et de recourir à la justice en vue d’incarcérer ses adversaires politiques. Les manifestants réclament le départ de M. Maduro de son poste et l’organisation de l’élection présidentielle anticipée.

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