Huit pays ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar. Cette crise diplomatique dans la région du Golfe, la plus grave depuis 1981, porte préjudice à l’opposition armée syrienne, selon un général syrien

La situation qui s’est créée au Proche-Orient suite à la rupture des relations diplomatiques entre huit pays arabes et le Qatar nuira à l’opposition syrienne, a déclaré mardi à Sputnik le général syrien à la retraite Mohammed Abbas.

La crise actuelle profite au gouvernement syrien, parce que les nombreux groupes armés qui reçoivent une aide du Qatar seront désormais confrontés à des problèmes d’approvisionnement, note l’expert militaire.L’Arabie saoudite, Bahreïn, l’Égypte, les Émirats arabes unis, la Libye, le Yémen, Maurice et les Maldives ont annoncé lundi la rupture de leurs relations diplomatiques avec le Qatar, accusant Doha de déstabiliser la région et de « soutenir le terrorisme ».

Selon le général syrien, la vraie cause du boycott dont fait l’objet le Qatar est son refus de financer les activités des États-Unis. La situation s’est envenimée lors de la récente visite du Président américain Donald Trump en Arabie saoudite. Il aurait été conseillé à Riyad de tout faire pour que le gouvernement qatari soit remplacé par une équipe qui serait plus favorable à la politique américaine, estime l’expert.

D’après le général, un coup d’État serait en préparation au Qatar.

Cette crise diplomatique est la plus grave depuis la création en 1981 du Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui regroupe l’Arabie saoudite, Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Koweït, Oman et le Qatar.D’après Mohammed Abbas, le Koweït et Oman devraient jouer un rôle de réconciliateurs pendant cette crise, mais ils n’auront pas la tâche facile puisque des forces extérieures œuvrent à faire monter la tension dans la région, a conclu l’expert.

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