L’agence de presse du Qatar a été piratée le 23 mai, bien que l’origine de la cyber-attaque reste toujours à préciser, a confirmé une enquête préliminaire

Une enquête préliminaire a confirmé que l’agence de presse du Qatar avait été piratée le 23 mai et que de fausses allégations avaient été publiées au nom du chef d’État qatari, ce qui a généré un conflit entre les pays du Golfe, a déclaré mercredi le ministre qatari des Affaires étrangères.L’article en question citait en l’occurrence l’émir du Qatar, Tamim bin Hamad al-Thani, qui aurait appelé à mettre fin à la confrontation avec l’Iran, tout en défendant les groupes palestiniens Hamas et Hezbollah, ainsi qu’un mouvement chiite libanais allié avec Téhéran, rappelle Reuters.

« D’après le ministre, les enquêteurs ont confirmé que les hackers avaient recouru à des méthodes innovantes et hautement perfectionnées en exploitant d’une lacune électronique sur le site de l’agence de presse du Qatar », a indiqué le ministre des Affaires étrangères, sans toutefois préciser qui était à l’origine de la cyber-attaque.

Le scandale diplomatique autour du Qatar a éclaté lundi dernier. Quatre pays — Bahreïn, l’Arabie Saoudite, l’Égypte et les Émirats arabes unis — ont le 5 juin rompu les relations diplomatiques avec le Qatar, expulsé des diplomates et d’autres personnalités et suspendu des vols à destination du Qatar. Les quatre pays reprochent à Doha de « déstabiliser la situation en matière de sécurité » et de « soutenir le terrorisme », y compris les groupes terroristes Al-Qaïda et Daech au Yémen.Les autorités de la partie orientale de la Libye, le Yémen, les Maldives, la Mauritanie et Maurice leur ont emboîté le pas en annonçant qu’ils rompaient les relations avec le Qatar. Le chef de la diplomatie qatarie a déclaré que son pays ne prendrait pas de mesures en réaction à ce boycott.

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