Les journalistes de la chaîne RT sont parvenus à interviewer la famille d’Omran Daqneesh, enfant dont les photos ont été utilisées par les Casques blancs pour dénoncer les violences des forces syriennes. Et la vérité s’est avérée toute différente de celle contée par les médias mainstream…

On le présentait comme le « symbole de la bataille d’Alep », martyre ayant survécu aux « violences de troupes fidèles à Bachar el-Assad ». Les photos du petit Omran Daqneesh, visage couvert de sang et de poussière, ont fait l’année dernière le tour des médias suscitant une virulente réaction. Ce n’est que neuf mois plus tard que la vérité a fait surface: la famille d’Omran habite toujours Alep, elle soutient le gouvernement de Damas et ses photos ont été utilisées pour provoquer le tollé dans les médias mainstream.

« Nos journalistes ont démasqué l’une des intox les plus graves concernant la Syrie », a indiqué ce jeudi la rédactrice en chef de RT et Sputnik, Margarita Simonian, commentant cette histoire.

Comme l’a expliqué le père d’Omran dans une récente interview à Ruptly (agence vidéo d’RT), Omran avait effectivement été blessé, mais ses blessures étaient légères, ce sont les médias qui ont exagéré de façon significative l’événement. Le père du garçon a par ailleurs dénoncé le comportement des Casques blancs le jour de l’incident. Selon l’homme, le personnel de l’organisation était occupé à prendre en photo le garçon et à le filmer, ne s’empressant pas de lui porter secours.

Revenant sur la réaction médiatique, Margarita Simonian a rappelé les commentaires faits par la journaliste de CNN Christiane Amanpour, qui lors d’un entretien avec le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a sorti une photo du garçon pour affirmer qu’il s’agissait d’un « crime contre l’humanité. » Réagissant à ces propos, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova a invité Mme Amanpour à se rendre en Syrie pour réaliser une interview « honnête » avec Omran.

« La prochaine fois, on amènera avec nous Christiane Amanpour et toute personne qui le souhaitera. À condition qu’elles aient toutes assez de courage pour parler à Omran et à sa famille », a assuré Mme Simonian.Les Casques blancs ont été maintes fois accusés de mener un sale jeu en Syrie. Parmi les griefs retenus contre eux figurent des manœuvres de propagande contre le gouvernement syrien, des tentatives pour encourager une intervention étrangère dans le pays, ainsi que des « preuves » fabriquées dénonçant les « bavures » commises lors de la campagne russe en Syrie.

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