Le compte Twitter de l’ambassade de Russie au Royaume-Uni s’impose comme un instrument efficace du soft power russe dans la « guerre médiatique » contre l’Occident, estime le Financial Times

Lorsque le Premier ministre britannique Theresa May a accusé Bruxelles d’ingérence dans les élections, l’ambassade russe à Londres a lancé une pique via Twitter.

« Dieu merci, cette fois ce n’est pas la Russie », a ironisé l’ambassade.

« Quand ce tweet a recueilli 9 700 retweets et 12 000 likes, même les critiques les plus virulents de la Russie sur le web ont reconnu (tout comme les supporters de foot qui applaudissent contre leur gré le but marqué par l’équipe adverse) que c’était un trollage épique », signale le Financial Times (FT).

Les tweets de l’ambassade russe sont très variés : ils utilisent des mèmes acrimonieux, de la musique ou des vers.

Ainsi, les diplomates ont réagi à l’annulation de la visite à Moscou du ministre des Affaires étrangères Boris Johnson par un clip accompagné de l’Ouverture 1812 de Tchaïkovski, dédiée à la victoire de la Russie dans les guerres napoléoniennes.

Selon le FT, cette approche porte ses fruits : l’année dernière, le compte Twitter de l’ambassade russe a devancé en termes de popularité les sites des ambassades américaine et israélienne pour devenir le compte le plus fréquenté parmi toutes les missions diplomatiques de la capitale britannique.

L’ambassade n’a pas révélé au média le nom du responsable des contenus Twitter, notant qu’il s’agissait du « fruit des efforts collectifs » d’une trentaine de membres de la mission.

« Nous ne nous ingérons pas dans les affaires des autres pays. Mais nous devons réagir si quelqu’un lance un défi à la Russie  », a répondu l’ambassade à la question du FT.

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