Tandis que des réunions « anti-charia » étaient organisées dans plusieurs villes des États-Unis le 10 juin, des activistes ont lancé des contre-manifestations, estimant qu’il s’agissait des rassemblements antimusulmans. Les affrontements entre les deux groupes ont provoqué des arrestations

À l’appel de l’ONG ACT! for America, des manifestations contre la charia — la loi islamique — se sont déroulées le 10 juin dans plusieurs grandes villes des États-Unis : New York, Chicago, Seattle, Atlanta et Orlando.

Selon les organisateurs des rassemblements, leur but est de s’ériger contre « les traitements horribles que subissent les femmes, les enfants, et les membres de la communauté LGBQT sous la charia ».

S’adressant à la foule à Washington, un organisateur a déclaré : « Nous ne sommes pas antimusulmans. Nous sommes anti-Islam radical ».

Malgré ces déclarations, le groupe Hatewatch a signalé la présence de groupes nationalistes blancs tels qu’Evropa.

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Jugeant qu’il s’agissait de réunions contre les musulmans et donc racistes, des contre-manifestants se sont mobilisés dans la plupart des villes concernées.

À New York, les deux groupes de manifestants ont échangé des insultes, séparés par un cordon de policiers. À Seattle, les manifestants brandissaient des pancartes avec l’inscription « Seattle aux côtés de nos voisins musulmans ». Selon l’agence Associated Press, après une bagarre entre les manifestants et contre-manifestants, la police a utilisé du gaz lacrymogène. Selon les autorités, trois personnes ont été arrêtées.

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