Soucieux de se blanchir de tout soupçon de soutien au terrorisme, le Qatar n’a trouvé rien de mieux que de s’adresser à un ex-procureur général des États-Unis

Les autorités qataries ont payé la coquette somme de 2,5 millions de dollars au cabinet juridique de l’ex-procureur général américain John Ashcroft, lequel était à la tête du département américain de la Justice dans l’administration de George W. Bush entre 2001 et 2005.

Pour justifier de leurs honoraires, les avocats américains doivent analyser les efforts des autorités qataries dans la lutte contre le financement du terrorisme, un enjeu au cœur de la crise diplomatique éclatée dans le Golfe la semaine dernière.

Selon certaines informations, John Ashcroft participera en personne à ce travail visant à « évaluer, vérifier et, si nécessaire, renforcer » la conformité du Qatar.Lundi 5 juin, l’Arabie saoudite, Bahreïn, l’Égypte et les Émirats arabes unis ont annoncé la rupture de leurs relations diplomatiques avec le Qatar. Les quatre pays ont accusé Doha de « déstabiliser la situation en matière de sécurité » et de « soutenir le terrorisme » au Proche-Orient. Les autorités de la Libye, du Yémen, des Maldives, de la Mauritanie, de Maurice et des Comores leur ont emboîté le pas en annonçant qu’elles rompaient leurs relations avec le Qatar. Djibouti a abaissé le niveau des relations diplomatiques avec le Qatar et le Sénégal a rappelé son ambassadeur à Doha.

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