Le but commun de Moscou et Doha étant de faire baisser la tension en Syrie, le rôle du président Bachar El-Assad ne sera pas évoqué pour le moment, selon le chef de la diplomatie qatarie

Le rôle du président syrien Bachar El-Assad n’empêchera pas Doha et Moscou de négocier, la désescalade en Syrie étant l’objectif commun des deux pays, a déclaré le cheikh Mohammad Ben Abdel Rahman al-Thani, ministre qatari des Affaires étrangères.

« Assad ne se mettra pas entre la Russie et le Qatar, pour le moment, notre but commun étant la désescalade », a indiqué le chef de la diplomatie qatari dans une interview accordée au journal Vedomosti.

Selon le diplomate, la solution au conflit syrien nécessite la coopération de toutes les parties.

« Nos deux pays ont besoin d’une Syrie unie, dans les limites de ses frontières actuelles, et non plus d’un pays partagé, notre priorité commune étant la stabilité et la sécurité dans la région », a précisé le cheikh.

Toutefois, il a souligné l’existence de divergences entre Moscou et Doha concernant les moyens permettant de stabiliser la situation dans la région.

Auparavant, Al-Thani avait déclaré à la chaîne RT que le Qatar n’avait aucune idée des raisons qui avaient conduit l’Arabie saoudite et ses alliés à imposer un blocus à Doha.

Lundi 5 juin, l’Arabie saoudite, Bahreïn, l’Égypte et les Émirats arabes unis ont annoncé la rupture de leurs relations diplomatiques avec le Qatar. Les quatre pays ont accusé Doha de « déstabiliser la situation en matière de sécurité » et de « soutenir le terrorisme » au Proche-Orient.
Les autorités de la Libye, du Yémen, des Maldives, de la Mauritanie, de Maurice et des Comores leur ont emboîté le pas en annonçant qu’elles rompaient leurs relations avec le Qatar. Djibouti et la Jordanie ont abaissé le niveau des relations diplomatiques avec le Qatar et le Sénégal, le Niger et le Tchad ont rappelé leurs ambassadeurs à Doha.

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