Financement, aide informationnelle et technique: dans un entretien accordé au réalisateur américain Oliver Stone, le Président russe a dénoncé le soutien accordé par Washington aux terroristes tchétchènes durant le conflit dans le Caucase du Nord et assuré que Moscou disposait de preuves à ce sujet

Durant le conflit en Tchétchénie, les terroristes bénéficiaient du soutien des services spéciaux américains, accordé malgré les violentes protestations de Moscou, a affirmé Vladimir Poutine dans une interview accordée au cinéaste américain Oliver Stone, dans le cadre du documentaire « The Putin Interviews ».Revenant sur les l’opération antiterroriste menée par la Russie dans le Caucase du Nord au début des années 2000, le chef de l’État russe a assuré que Washington avait instrumentalisé les terroristes:

« Nous avons eu l’impression que nos partenaires américains se disaient prête à soutenir la Russie et à coopérer dans la lutte antiterroriste, mais en réalité, ils utilisaient ces terroristes pour déstabiliser la situation politique en Russie », a indiqué M. Poutine.

« Ces idées ne sont pas mortes », a mis en garde le Président russe, prié de commenter les propos selon lesquels les services spéciaux américains entreprenaient d’attiser les tensions, y compris en Asie Centrale et dans le Caucase du Nord.

Selon Vladimir Poutine, il s’agirait de soutien politique et financier, des accusations étayées selon lui. « En ce qui concerne le soutien financier, nous avons de preuves à ce sujet. De plus, nous avons fourni certaines d’entre elles à nos collègues américains », ajoutant que. le soutien « informationnel et politique », américain aux terroristes était accordé ouvertement et publiquement.

« Je me souviens d’un moment. J’ai cité à Bush les noms des agents secrets américains qui travaillaient dans le Caucase et non seulement accordaient un soutien politique général, mais technique, en transférant les combattants d’un lieu à l’autre », s’est rappelé M. Poutine. « Le Président américain a eu une très bonne réaction. Il a dit que son attitude envers les faits était très hostile et qu’il allait gérer la situation. »

Selon M. Poutine, une lettre de la CIA qui a fait suite à cette conversation indiquait que « nos collègues se croyaient en droit d’entretenir les relations avec tous les représentants de l’opposition et continueront à le faire. »« Il était clair qu’il ne s’agissait pas tout simplement de forces d’opposition, mais de structures et d’organisations terroristes. Mais tout de même, on les présentait comme une quelconque opposition. »

« Je pense que George (Bush, ndlr) se souvient de notre conversation », a-t-il résumé.

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