Les sanctions infligées au Qatar constituent un élément de la grande lutte politique, dont la tendance change rapidement en fonction des intérêts qui sont en jeu, a déclaré l’universitaire qatari Ali al Hil

La décision sur la rupture des relations a été adoptée sur la base de faux renseignements fournis par la cinquième colonne de l’un des pays arabes ayant imposé les sanctions, a indiqué dans un entretien avec Sputnik le politologue qatari Ali al Hil.

« Trois pays du Golfe ont entrepris des démarches politiques illégales et malhonnêtes. Ils détruisent les liens de parenté des familles de nos pays. Le Qatar dépend de sa situation géographique, ainsi que des liens historiques et de l’unique voie avec ces pays », a relevé l’interlocuteur de l’agence.

Selon ce dernier, les démarches évoquées des pays arabes sont un coup de poignard dans le dos.

« Quoi qu’il en soit, le Qatar est au-dessus de cela et ne s’abaissera pas à ce niveau de lutte politique », a souligné l’universitaire.

Le Maroc a décidé d’aider le Qatar, qui s’est vu imposer un blocus par ses plus proches voisins, et envoie à Doha des denrées alimentaires par avion, a annoncé à Sputnik l’écrivain marocain Idris al Hani.

« En vertu de sa nouvelle politique, le Maroc ne s’ingère pas dans les conflits intérieurs d’autres pays, que ce soit dans le Golfe ou ailleurs. Notre pays n’a pas beaucoup de poids aux sommets arabes, où il n’est représenté que par son ministre des Affaires étrangères », a précisé M. Hani.

Et d’ajouter qu’en qualité de partie neutre, le Maroc pourrait intervenir pour régler le conflit, mais il ne pourrait évidemment pas assumer ce rôle intégralement, Rabat participant à différentes coalitions.

L’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn et l’Égypte ont rompu le 5 juin dernier les relations diplomatiques, ainsi que toutes les liaisons terrestres, aériennes et maritimes avec le Qatar, l’accusant de soutenir les organisations terroristes et de déstabiliser la situation au Proche-Orient. Le gouvernement libyen d’al-Beïda, qui contrôle l’est du pays, ainsi que les autorités du Yémen, des Maldives, de Mauritanie et des Comores ont aussi annoncé la rupture de leurs relations avec le Qatar. Djibouti et la Jordanie ont abaissé le niveau des relations diplomatiques avec le Qatar et le Sénégal, le Niger et le Tchad ont rappelé leurs ambassadeurs à Doha.

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