Un reporter australien présent à Marawi, aux Philippines, a survécu à une blessure par balle, toujours logée dans son cou. La cité est assiégée par l’armée qui cherche à reconquérir les quartiers encore contrôlés par des combattants djihadistes

Un journaliste australien a été blessé par balle au cou le 15 juin dans la ville philippine de Marawi, théâtre d’un soulèvement islamiste, mais ses jours ne sont pas en danger.

«Chanceux», a tweeté le reporter de l’Australian Broadcasting Corporation, Adam Harvey, en postant une photo de la radio de son cou, où la balle apparaît clairement près de sa colonne.

«Merci à tous, je vais bien», a-t-il dit. «La balle est toujours dans mon cou mais elle n’a rien touché d’important», a-t-il ajouté dans un autre tweet.

Marawi est la plus grande ville musulmane des Philippines, pays essentiellement catholique. Depuis trois semaines l’armée tente de venir à bout d’une insurrection de djihadistes se réclamant du groupe terroriste Daesh qui s’y est déclenchée.

Zia Alonto Adiong, un responsable gouvernemental a raconté à l’AFP que Adam Harvey se trouvait à l’intérieur du capitole, un bâtiment de l’exécutif provincial où sont rassemblés depuis le début des combats les journalistes philippins et étrangers.

Bien que protégé par l’armée, ce complexe ne se trouve qu’à deux kilomètres des poches contrôlées par les djihadistes. «Je vous exhorte à la plus grande prudence car les environs du capitole sont dans la ligne de mire de l’ennemi», a déclaré aux journalistes le lieutenant colonel Jo-ar Herrera.

Adam Harvey a été conduit dans la ville voisine d’Iligan pour recevoir des soins, a dit Zia Alonto Adiong.

Les islamistes retranchés dans Marawi depuis le 23 mai occupent selon l’armée environ 10% de cette cité de 200 000 habitants. Au moins 202 islamistes, 58 militaires et 26 civils ont été tués, selon le gouvernement.

Des centaines de djihadistes retranchés dans des tunnels et des caves résistent depuis lors aux assauts aériens et terrestres des forces de sécurité sur Marawi, qui s’est presque entièrement vidée de ses habitants. Mais, selon les autorités, des centaines de civils seraient piégés dans les zones tenues par les djihadistes.

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