Un homme qui avait osé exprimer sa sympathie à l’égard du Qatar malgré l’interdiction a été arrêté par la police de Bahreïn

La police de Bahreïn a arrêté un homme ayant exprimé sur les réseaux sociaux sa sympathie envers le Qatar et critiqué la politique de pays du golfe Persique, qui ont rompu leurs relations diplomatiques avec Doha, annonce l’agence de presse de Bahreïn se référant au procureur pour les affaires terroristes.

Selon le procureur Ahmed al-Hamadi, le parquet a reçu mercredi de la direction pour les crimes électroniques une information sur un homme qui critiquait sur Internet les décisions du royaume et des autres pays arabes concernant le Qatar. La police a lancé une enquête et arrêté le suspect.

Lundi 5 juin, l’Arabie saoudite, Bahreïn, l’Égypte et les Émirats arabes unis ont annoncé la rupture de leurs relations diplomatiques avec le Qatar. Les quatre pays ont accusé Doha de « déstabiliser la situation en matière de sécurité » et de « soutenir le terrorisme » au Proche-Orient. Le gouvernement libyen d’al-Beïda, qui contrôle l’est du pays, ainsi que les autorités du Yémen, des Maldives, de Mauritanie et des Comores leur ont emboîté le pas en annonçant qu’elles rompaient leurs relations avec le Qatar. Djibouti et la Jordanie ont abaissé le niveau des relations diplomatiques avec le Qatar et le Sénégal, le Niger et le Tchad ont rappelé leurs ambassadeurs à Doha.

Plus tard, trois monarchies arabes ont menacé de prison toute personne exprimant sa sympathie ou son soutien au Qatar. Aux Emirats arabes unis, les personnes réalisant des activités pro-Qatar encourent des peines allant de 3 à 15 ans de prison et une amende d’au moins 500 000 dirhams (140 000 euros). En Arabie saoudite et à Bahreïn, le même genre d’activités est passible de cinq ans de prison.

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