Les extrémistes du groupe terroriste Daech, pourchassés par l’armée gouvernementale syrienne, adoptent la tactique de la «terre brûlée», racontent les habitants des localités de la province d’Alep libérées des djihadistes

Les citoyens syriens ont évoqué les atrocités commises par les terroristes de Daech obligés de fuir les territoires reconquis par les militaires syriens.

« Avant la guerre, notre boulangerie produisait jusqu’à 15 tonnes de pain par jour, que nous livrions dans 36 localités. Lorsque l’armée syrienne a commencé à s’approcher du village, les terroristes ont démantelé et confisqué tout l’équipement », a raconté le boulanger Ahmad As Safar, habitant d’Aran.L’agriculteur d’Aran Oussama Obeid a notamment souligné que les extrémistes recouraient souvent à la tactique de la « terre brûlée ».

« Les terroristes ont utilisaient la tactique de la «terre brûlée» — ils détruisaient et démolissaient les infrastructures sociales dans l’espoir que la population civile n’oserait pas revenir ici des camps de réfugiés », a-t-il dit.

Un autre Syrien, Hussein Haj Ibrahim, a souligné que les djihadistes ne laissaient à la population civile aucune chance de survivre.

« Nous avons quitté Aran lorsque les terroristes se sont mis à tuer nos voisins. Rien qu’en un jour, ils ont égorgé 10 personnes. Auparavant, la localité comptait 15 000 Syriens tandis que maintenant il n’en reste que 1 200 », a-t-il déploré.Hussein Haj Ibrahim est cependant persuadé que les autorités syriennes aideront les habitants de la région à reprendre une vie normale. Il a précisé que plusieurs établissements avaient repris leur travail depuis que la localité est repassée sous le contrôle des autorités de Damas.

Lien

Etiquette: ; ; ; ; ; ;