À partir du moment où le président Macron a reconnu le caractère nécessaire du maintien de l’intégrité de la Syrie et de l’État syrien, la France a fait un pas considérable en direction de la Russie et s’est démarquée des États-Unis, estime un expert français

«Sur le terrain syrien, je crois que la situation est plus proche d’un déblocage rapide que sur le terrain ukrainien», a estimé Pierre Lorrain, chercheur spécialiste de l’URSS et de la Russie, interrogé sur les perspectives de la visite à Moscou, mardi 20 juin, du ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

«Il s’agira d’établir un contact direct, de mettre à plat les différentes situations de conflit entre la France et la Russie, notamment, bien entendu, le problème syrien et le problème ukrainien», commente l’expert. «C’est surtout une prise de contact, une manière de déblayer les problèmes et de s’entendre sur un plan de route pour l’avenir.»S’agissant de la Syrie, M.  Lorrain a constaté qu’«à partir du moment où le président Macron […] a reconnu le caractère nécessaire du maintien de l’intégrité de la Syrie et de l’État syrien […], la France a fait un pas considérable en direction de la Russie qui considère depuis toujours qu’il ne saurait y avoir de solution en Syrie sans la participation […] de l’État Syrien et du Président Bachar el-Assad».

«La position française, qui était que le Président Assad devait partir, a changé, et maintenant il est considéré par Paris comme un élément de la solution du conflit», a-t-il souligné.La position américaine consistant à ne pas négocier avec Bachar el-Assad, la France, selon lui, s’est démarquée des États-Unis en admettant qu’une solution pouvait être trouvée seulement avec les représentants de l’État syrien.

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