Évoqué à plusieurs reprises par Emmanuel Macron, le sujet du «respect» envers Vladimir Poutine ou l’intention d’en obtenir du Président russe hante à nouveau le chef de l’État français. Alors «respecter» ou «se faire respecter»? Peut-être que l’un n’empêche pas l’autre…

À deux semaines de la victoire à la Présidentielle, Emmanuel Macron, alors candidat du mouvement En Marche!, promettait à ses électeurs de dire au Président russe «de façon très directe et déterminée» son souhait de relancer un «dialogue exigeant» et de se «faire respecter» par Vladimir Poutine.

«Contrairement à d’autres, je suis en mesure de me faire respecter par Vladimir Poutine car ne j’ai pas de dette à l’égard de la Russie dans cette campagne où des interférences inacceptables ont d’ailleurs eu lieu», assurait-il le 16 avril dans un entretien au journal Jeune Afrique.

Or, deux mois après cette interview, qui ont d’ailleurs été marqués par la victoire de M. Macron suivie d’une visite du Président russe en France, le chef d’État français assurait déjà qu’il éprouvait du respect envers son homologue russe.

«Je respecte Vladimir Poutine. Nous avons avec lui un échange de vues constructif», a-t-il ainsi affirmé ce mercredi dans une interview accordée à huit quotidiens européens. Le chef d’État français n’a pas pour autant manqué de souligné que des «désaccords réels, en particulier sur l’Ukraine» subsistaient.Le Président russe Vladimir Poutine a effectué le 29 mai une visite en France où il a rencontré pour la première fois son homologue français Emmanuel Macron. Les deux chefs d’État ont évoqué la guerre en Syrie et la lutte contre Daech, le conflit en Ukraine, la situation des homosexuels en Tchétchénie, la campagne électorale française et les droits de l’homme. Suite aux entretiens, M. Poutine a constaté que les désaccords existants n’empêcheraient pas les deux pays d’améliorer leurs relations à l’avenir.

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