Un juge américain a suspendu pour deux semaines toutes les expulsions de ressortissants irakiens des États-Unis, estimant qu’ils risquaient d’être torturés ou tués en cas de retour dans leur pays d’origine

Le juge fédéral Mark Goldsmith a étendu lundi la portée d’une précédente décision qui ne concernait que les chrétiens chaldéens d’Irak arrêtés mi-juin lors d’un coup de filet de la police de l’immigration (ICE) dans le Michigan (nord), plongeant l’ensemble de la communauté irakienne de la région dans l’émoi.Le magistrat siégeant dans un tribunal du Michigan a précisé que sa décision de lundi suspendait temporairement les procédures d’expulsion engagées contre 1.444 personnes au maximum, y compris dans les États du Tennessee (sud) et du Nouveau-Mexique (sud-ouest), où 85 ressortissants devaient être expulsés des États-Unis à partir de mardi.

Sa décision intervient au moment où le gouvernement fédéral s’apprête à interdire aux ressortissants de six pays à majorité musulmane d’entrer sur le sol américain, après la remise en vigueur partielle lundi par la Cour suprême du décret controversé du Président Donald Trump, signale l’AFP.

Afin de contrer la menace terroriste aux États-Unis, Donald Trump a signé le 27 janvier un décret intitulé «Sur la protection de la nation contre l’entrée de terroristes étrangers aux États-Unis». Le document interdit pendant trois mois l’entrée sur le territoire américain de ressortissants des sept pays musulmans que sont l’Irak, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan, la Syrie et le Yémen. Le décret suspend par ailleurs l’accueil de réfugiés sur le territoire américain pendant 120 jours et bloque pour un délai indéterminé l’accueil de réfugiés en provenance de Syrie.Le décret n’empêche cependant pas l’entrée sur le territoire américain des détenteurs d’une carte verte (Green Card) de nationalité musulmane, a par la suite indiqué le chef de cabinet de la Maison-Blanche, Reince Priebus.

Lien

Etiquette: ; ; ; ;