Exxon Mobil et d’autres géants de l’énergie ont exprimé à Donald Trump leur préoccupation concernant le projet de loi visant à durcir les sanctions contre Moscou, qui menace de torpiller des projets pétroliers et gaziers menés en coopération avec la Russie

Des géants du pétrole comme Exxon et Chevron ainsi que des acteurs d’autres secteurs s’opposent au projet de durcissement des sanctions antirusses, ce qui pourrait compliquer son adoption, communique le Wall Streeet Journal (WSJ)

Des lobbyistes de ces sociétés américaines sont préoccupés par certaines clauses du projet, notamment par l’interdiction de coopérer à l’échelle internationale avec les personnes physiques et morales russes visées par les sanctions, ainsi que par l’obligation éventuelle de rendre publique des informations que les personnes en question jugent confidentielles.Le WSJ précise que le volet du projet concernant les contacts d’affaires avec les partenaires russes préoccupe des sociétés sans lien avec le secteur pétrogazier, notamment General Electric.

Selon les sources du WSJ, le projet de loi pourrait concerner deux projets d’Exxon réalisés avec la participation du russe Rosneft en dehors de la Russie: dans le Bassin permien de l’État américain du Nouveau-Mexique et dans la province canadienne de l’Alberta.

Le porte-parole d’Exxon Alan Jeffers a fait savoir que le pétrolier avait informé les législateurs que le projet «pourrait placer les sociétés américaines dans une situation défavorable par rapport aux sociétés non américaines».

Le 14 juin, le Sénat américain a approuvé un projet de loi proposant de durcir les sanctions visant la Russie dans le cadre d’un amendement concernant les sanctions contre l’Iran.Le texte propose de réduire la durée de financement des banques russes, qui sont déjà visées par les sanctions américaines, de 90 à 14 jours, et celle des sociétés pétrogazières russes à 30 jours. En outre, le document interdit au Président américain de lever les restrictions sans le feu vert du Sénat.

Le secrétaire d’État américain Rex Tillerson avait précédemment déclaré que la codification des sanctions prévue par le projet de loi priverait l’administration de la flexibilité indispensable dans son approche diplomatique de Moscou.

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