Pour sa dernière session avant les vacances, le Parlement de Strasbourg était presque vide, ce qui a déclenché l’ire du président de la Commission européenne, Jean-Claude Junker. Le président de l’assemblée a dû le remettre à sa place

La dernière séance plénière ce 4 juillet 2017 du Parlement de Strasbourg n’aura eu de plénière que le nom. Alors que seule une trentaine de députés européens étaient présents dans l’hémicycle, sur un total de plus de 750, le président de la Commission européenne est sorti de ses gonds. «Le Parlement européen est ridicule, totalement ridicule», a martelé le dirigeant européen luxembourgeois, en français dans le texte.

Для плеера требуется установить Flash Player

La saillie de Jean-Claude Juncker, représentant de l’exécutif européen a eu pour effet de déclencher l’ire du président du Parlement, l’organe législatif européen. Son président Antonio Tajani s’est ainsi inquiété du respect de la séparation des pouvoirs. «Vous pouvez critiquer le Parlement, mais ce n’est pas le boulot de la Commission de contrôler le Parlement ! C’est au Parlement que revient le contrôle de la Commission», a-t-il recadré.

Jean-Claude Juncker, visiblement énervé, ne s’est pas laissé démonter. «Il n’y a qu’un faible nombre de députés à la plénière pour contrôler la Commission», a-t-il fait remarquer avec ironie. Et d’asséner : «Je n’assisterai plus jamais à une réunion de ce genre». «Nous ne sommes pas ridicules !», a rétorqué en haussant le ton l’Italien Antonio Tajani.

Lien

Etiquette: ; ; ; ; ;