Damas estime que la Turquie et le Qatar pourraient utiliser les zones de désescalade dont les contours sont en train d’être tracés en Syrie pour s’immiscer dans les affaires intérieures du pays

Les autorités syriennes craignent que les zones de désescalade ne deviennent une zone d’intervention extérieure, notamment de la part de la Turquie et du Qatar, a déclaré mercredi le ministre syrien de la Réconciliation nationale Ali Haïdar.«En somme, nous n’avons pas de craintes quant à la création de zones de sécurité. Mais nous sommes préoccupés par ce qui arrivera après leur formation définitive. Et notamment, nous nous demandons si ces zones ne deviendront pas une zone d’intervention extérieure latente dans les affaires syriennes, notamment de la part de la Turquie et du Qatar», a indiqué le ministre dans une interview accordée au quotidien russe Izvestia.

Selon lui, il reste en Syrie des groupes qui «sont financés de l’étranger et ne veulent pas accepter les ententes». Dans ce contexte, «les actions de certains pays soutenant les bandes armées sur le territoire syrien soulèvent beaucoup de questions». Cela concerne surtout la Turquie, qui est l’un des garants des ententes survenues à Astana [lors des pourparlers syro-syriens], a-t-il précisé.En outre, la définition des frontières des zones de désescalade est compliquée par les tentatives de pays comme l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie d’y inclure telles ou telles régions en fonction de leurs intérêts politiques, selon Ali Haïdar.

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