Le mouvement brésilien Vem Pra Rua qui, il n’y pas très longtemps, avait initié le départ de la Présidente Dilma Rousseff, a trouvé sa nouvelle cible: le Président Michel Temer qui lui a succédé

Au Brésil, le mouvement social Vem Pra Rua (Viens dans la rue) a pris pour cible le Président Temer, acculé par de graves accusations de corruption et menacé, lui aussi, de destitution avant l’expiration du mandat.

La coordinatrice de Vem Pra Rua, Adelaide de Oliveira, a expliqué qu’en l’occurrence le mouvement agirait de la même façon que dans le cas de Dilma Rousseff.

Selon Mme de Oliveira, les informations pointant sur l’implication de Michel Temer dans des histoires de corruption suffisent déjà pour ouvrir une enquête, car il ne faut pas cacher la poussière sous le tapis. Pourtant, le mouvement ne réclame pas sa destitution. On pourra la revendiquer seulement quand le Président sera reconnu coupable.Dans le cas de Dilma Roussef également, le mouvement n’a pas réclamé sa destitution avant d’avoir obtenu des preuves juridiques indispensables.

«À présent, nous procédons de façon similaire. Jusqu’à tout récemment, il n’y a eu aucune accusation formelle [contre Temer]. Il n’y a eu que des citations et des faits disparates. Maintenant, il est mis en accusation et nous estimons que son activité doit être enquêtée. S’il est reconnu coupable, il faudra le destituer et le priver de son poste», signale Adelaide de Oliveira.

Elle a ajouté que son mouvement souhaitait que l’enquête ne s’éternise pas.

« Nous voulons que la justice soit efficace et prompte, car une justice lente n’est pas la justice. Elle doit montrer le meilleur d’elle-même dans l’enquête sur des faits de corruption multiples auxquels nous sommes confrontés chaque jour. C’est une véritable tragédie», a-t-elle poursuivi.

La coordinatrice de Vem Pra Rua estime que la situation de la corruption au Brésil est intolérable et qu’il ne valait pas la peine de remplacer un Président corrompu par un autre.

Lien

Etiquette: ; ; ; ; ;