La politologue Ana Tereza Gutierres del Sid explique pourquoi la première rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine constitue une étape importante en vue de régler à la longue la crise syrienne

Le principal résultat de la première rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine dans le cadre du sommet du G20 a été un échec total des tentatives visant à saper de telles négociations, estime la professeure de l’Université nationale autonome du Mexique, Ana Tereza Gutierres del Sid.«Ainsi, l’échec des forces politiques qui cherchaient à tout prix à saper une telle rencontre ou à porter atteinte à sa crédibilité a éclaté au grand jour. Parmi ces forces on compte notamment tous ceux qui accusent la Russie d’ingérence dans les élections américains, sans toutefois présenter de preuves tangibles», a-t-elle expliqué.

À en croire la professeure, le cessez-le-feu éventuel en Syrie annoncé dans la foulée de la rencontre pose un jalon très important à l’échelle internationale, en vue de rétablir la paix dans la région.

«Pendant les sept années de guerre, on a entrepris diverses tentatives visant à mettre fin aux hostilités [sur le territoire syrien]. Cependant, aucune d’entre elles n’a donné jusqu’à présent de résultats positifs. Les divergences entre Moscou et Washington à cet égard sont reconnues de tous. Le terrorisme international et la lutte contre Daech constituent toutefois un point de convergence d’intérêts entre les deux pays», a indiqué la politologue.Pour rappel, le premier tête-à-tête entre Donald Trump et Vladimir Poutine s’est achevé vendredi à Hambourg, en marge du sommet du G20, après deux heures et demie de discussions. À son arrivée à la Maison-Blanche, Donald Trump, volontiers élogieux envers Vladimir Poutine, avait laissé entrevoir un rapprochement entre leurs deux pays.

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