Une série de contentieux diplomatiques opposant la Turquie et l’UE ont provoqué une dégradation rapide des relations au cours des derniers mois. Après les Pays-Bas, c’est l’Autriche qui interdit une visite dans le pays d’une personnalité politique soupçonnée de présenter «un danger pour la sécurité et l’ordre public»

Le ministre turc de l’Économie Nihat Zeybekci n’a pas été autorisé à se rendre en Autriche pour assister à un événement consacré au premier anniversaire du coup d’État manqué du 16 juillet 2016 en Turquie, a déclaré à la station de radio ORF un porte-parole du ministère autrichien des Affaires étrangères.Selon le porte-parole cité par Reuters, cette visite représente «un danger pour la sécurité et l’ordre public en Autriche».

Les Pays-Bas ont pris une décision similaire vendredi en demandant au vice-Premier ministre Tuğrul Türkeş de ne pas assister à une cérémonie de commémoration en présence de membres de la diaspora turque.

Des officiers de l’armée turque ont tenté de renverser le président turc Recep Tayyip Erdogan dans la nuit du 15 au 16 juillet dernier. Le pouvoir turc a attribué cette tentative de putsch au prédicateur Fethullah Gülen, qui vit en exil aux États-Unis depuis 1999. Le chef de l’État turc a reproché à ses alliés occidentaux de l’avoir insuffisamment soutenu après cet événement.

En outre, les relations entre Ankara et les Européens ont touché leur plus bas niveau pendant la campagne pour le référendum sur l’extension des pouvoirs du président en Turquie. L’Allemagne et les Pays-Bas ont interdit des meetings où devaient s’exprimer des ministres turcs pour convaincre la diaspora de voter «oui».Le président Erdogan a alors dénoncé des actes rappelant la période nazie et indiqué que la Turquie pourrait revoir ses relations avec l’UE après avoir cherché pendant plusieurs années à en faire partie.

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