Le problème des «femmes de réconfort» en Corée du Sud, un système de prostitution mis en place par l’armée nippone pendant la Seconde Guerre mondiale, reste une question épineuse entre les deux pays. Afin d’attirer l’attention sur le problème, ainsi que pour perpétuer la mémoire des violations des droits de l’homme, Séoul ouvre un musée

Le gouvernement sud-coréen va ouvrir un musée dédié à la mémoire des Coréennes enrôlées de force comme esclaves sexuelles par les soldats japonais pendant la Seconde Guerre mondiale, a déclaré lundi le ministre sud-coréen des Femmes et de la Famille, Su-hyun Baek.

«Nous voulons créer à Séoul un musée consacré aux « femmes de réconfort » des soldats japonais afin de perpétuer la mémoire des violations des droits de l’homme causées par la guerre», a indiqué le ministre cité par l’agence Yonhap.

Selon Su-hyun Baek, le problème des esclaves enrôlées pour des bordels militaires japonais est devenu «international», et ne touche pas que la Corée du Sud et le Japon.

Le ministre a également visité une maison de retraite dans la ville sud-coréenne de Gwangju, où sont soignées les victimes de violences sexuelles par des Japonais. L’une d’elles a déclaré: «Le gouvernement japonais n’a pas encore lavé notre honneur. Nous avons besoin d’excuses sincères».La plupart des historiens estiment que jusqu’à 200.000 femmes, pour la plupart des Coréennes, mais aussi des Chinoises, des Indonésiennes et des ressortissantes d’autres pays asiatiques, ont été enrôlées de force dans les bordels de l’armée impériale.

Bien que le Japon estime que le problème des «femmes de réconfort» ait été résolu de façon définitive par un accord conclu entre Séoul et Tokyo en 2015, la plupart des Sud-Coréens ne l’acceptent pas, car il a été conclu par leur précédent gouvernement, Séoul exige que le Japon se repente correctement et réclamait des dommages et intérêts pour 38 «femmes de réconfort» survivantes.

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