La Maison-Blanche soutient les sanctions antirusses prévues par un projet de loi du Sénat, bien qu’elle en désapprouve certaines clauses restreignant les pouvoirs du Président américain

La position de l’administration Trump sur les sanctions antirusses a été confirmée par Marc Short, son directeur pour les affaires législatives.

«L’Administration soutient les sanctions contenues dans le projet de loi sur la Russie et l’Iran. L’Àdministration soutient complètement ces sanctions», a-t-il indiqué.

Le fonctionnaire a cependant ajouté que le président était préoccupé par le fait que le document «crée un précédent en déléguant des questions de politique étrangère à 535 membres du Congrès». Il a qualifié cette initiative des parlementaires de «défi diplomatique» lancé à la Maison-Blanche.

De l’avis de la Maison-Blanche, l’adoption de la loi aura un impact sur son fonctionnement, car elle ne pourra pas «réagir rapidement à certaines circonstances».Des médias ont déjà fait état du mécontentement de l’Administration américaine provoqué par le projet de loi. Le Washington Post a relaté que la Maison-Blanche souhaitait s’opposer aux clauses du document portant atteinte aux pouvoirs du Président, notamment à celui de lever les restrictions sans le feu vert du Sénat.

Le 9 juillet dernier, Donald Trump a clarifié la teneur de ses échanges avec Vladimir Poutine en marge du sommet du G20 à Hambourg.

«Les sanctions n’ont pas été discutées au cours de ma rencontre avec le président Poutine. Rien ne sera fait tant que les problèmes ukrainiens et syriens ne seront pas résolus», a-t-il communiqué via Twitter.

 

Rex Tillerson, le secrétaire d’État américain, a également lié la levée des sanctions à la situation en Ukraine.

«Les sanctions des États-Unis et de l’UE contre la Russie seront maintenues tant que la Russie n’arrêtera pas les actions à l’origine des sanctions», a indiqué le diplomate à l’issue d’une rencontre à Kiev avec le président ukrainien Piotr Porochenko.

Moscou qualifie d’absurdes les tentatives de l’Occident d’établir un lien entre les sanctions et l’application des accords de Minsk. Les autorités russes ont plusieurs fois déclaré que la Russie n’était pas concernée par cet accord entre parties ukrainiennes et qu’elle souhaitait que Kiev parvienne à surmonter la crise.

La Russie se voit régulièrement appeler par différents responsables politiques à respecter les accords de Minsk. Qui plus est, leur application est une condition sine qua non pour la levée des sanctions économiques décrétées contre la Russie. Moscou a à plusieurs reprises souligné qu’il ne participait pas au conflit interne ukrainien dans le Donbass.

Vladimir Poutine a rappelé que l’application des accords de Minsk était un devoir pour Kiev et non pas pour Moscou, et a souligné que la Russie était prête à y contribuer, mais incapable de le faire à la place des autorités ukrainiennes.

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