Évoquant les accusations sur l’ingérence russe dans les élections d’autres pays, le chef de la diplomatie russe a déclaré qu’il s’agissait d’une approche destructive. «C’est flatteur d’être pris pour un pays qui décide du sort du monde», a-t-il ironisé, ajoutant qu’en huit mois les États-Unis n’avaient pu fournir aucune preuve de leurs allégations

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a commenté lors de son discours en Allemagne les accusations à l’encontre de Moscou au sujet de la prétendue ingérence russe dans les élections présidentielles de nombreux pays.

«Bien sûr, c’est flatteur d’être pris pour un pays qui décide du sort du monde entier, y compris aux États-Unis et en Allemagne», a ironisé M.Lavrov.

Néanmoins, il a indiqué que si c’était vraiment le cas, «les ex-républiques soviétiques n’auraient pas cette attitude envers Moscou et il n’y aurait pas de crise ukrainienne ainsi que bien d’autres problèmes».

«Je pense qu’il est destructeur de se délecter de fuites et de falsifications quand, si on prend l’exemple des États-Unis, huit mois d’enquête n’ont permis de fournir aucune preuve concrète», a conclu M.Lavrov.

De nombreuses accusations d’«ingérence russe» ont été adressées à Moscou par les États-Unis et certains pays européens dont la France, sans toutefois présenter de preuves tangibles.Commentant ces allégations, le Président russe Vladimir Poutine a déclaré que les données divulguées suite aux attaques informatiques ne servaient en rien les intérêts de la Russie et que l’hystérie autour de l’affaire avait pour but de détourner l’opinion publique du contenu des documents. Le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov a affirmé pour sa part que les allégations contre Moscou étaient «dénuées de tout fondement».

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