Ankara prétend avoir déjoué une série de nouveaux attentats en préparation à Istanbul, après avoir arrêté des militants du Parti travailleur du Kurdistan. De nouvelles interpellations ont conduit à l’incarcération de 44 autres prétendus sympathisants du PKK

La police d’Istanbul a interpellé 44 personnes soupçonnées d’avoir des liens avec le Parti travailleur du Kurdistan (PKK) interdit en Turquie, relate jeudi l’Associated Press.

Parmi les personnes interpellées, l’on retrouve le supposé organisateur de l’attentat perpétré en décembre dernier près d’un stade de football, qui a fait 46 victimes, selon le gouverneur d’Istanbul Vasip Sahin.Les opération lancées dans la ville en vue de neutraliser les combattants kurdes ont permis de prévenir Istanbul de nouveaux «attentats sérieux», a affirmé le responsable.

Ankara considère le PKK, qui mène une opposition armée sous forme de guérilla contre la Turquie depuis 1984, comme une organisation terroriste. Dès sa création, il visait à obtenir l’indépendance des territoires à population majoritairement kurde se situant dans le sud-est de la Turquie, région constituant une partie du Kurdistan; à présent, les revendications du PKK se sont muées en demandes diverses telles que l’autonomie culturelle au sein d’un système fédéral plus large, l’amnistie pour les rebelles afin de leur garantir une participation à la vie politique, et la libération de son leader Abdullah Öcalan, emprisonné depuis 1999.

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