Suite à l’interpellation de la directrice d’Amnesty International en Turquie, Idil Eser, et de 11 autres personnes lors d’une réunion sur l’île de Buyukada, au sud d’Istanbul, le député turc Orhan Deligöz a cherché à expliquer les motifs des autorités turcs et a livré sa version des faits

La récente interpellation de la directrice d’Amnesty International en Turquie, Idil Eser ainsi que de 11 autres personnes sur l’île de Buyukada, a été réalisée à l’issue d’une longue période de surveillance organisée par les services de renseignement turc, déclare dans un entretien à Sputnik le député turc du Parti de la justice et du développement, Orhan Deligöz.Le député assure que lors de l’interpellation, Mme Eser et les militants des droits de l’homme participaient à une réunion organisée à l’initiative et sous contrôle de la CIA et du MI6. Selon lui, la rencontre se déroulait dans un hôtel souvent «utilisé pour les rencontres des agents de renseignement».

«Les représentants des services de renseignement n’étaient pas présents lors de cette rencontre. Cependant, selon des informations dont je dispose, des agents de la CIA et du MI6 se rendent régulièrement sur l’île à bord de bateaux privés», affirme M. Deligöz.

Début juin, les autorités turques ont arrêté à Izmir Taner Kilic, chef de la filiale locale d’Amnesty International, le soupçonnant de liens avec le mouvement de Fethullah Gülen, considéré par Ankara comme l’instigateur du putsch avorté de juillet 2016.Un rapport d’Amnesty International sur les violations des droits de l’homme en 2016 indique qu’après la tentative de coup d’État «des dizaines de milliers de personnes ont été écrouées, l’activité de centaines d’ONG a été suspendue, de nombreux médias ont été fermés et les opérations militaires se sont poursuivies dans les régions à majorité kurde».

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