Préoccupée par la présence iranienne près de ses frontières, Israël s’oppose à l’accord d’armistice dans le sud de la Syrie coordonné entre Washington et Moscou, car il contribuerait à la consolidation des positions de l’Iran et de ses alliés dans la région

Lors d’une réunion organisée avec des journalistes au cours de sa visite à Paris, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou s’est pour la première fois exprimé sur l’accord de trêve dans le sud de la Syrie entré en vigueur il y a une semaine qui a permis la cessation des combats dans les provinces limitrophes d’Israël et de la Jordanie.

«Après sa rencontre avec le Président français Emmanuel Macron, Netanyahu a déclaré dimanche aux journalistes qu’Israël s’opposait au cessez-le-feu dans le sud de la Syrie, coordonné entre les États-Unis et la Russie, car il consolidait la présence iranienne dans le pays», indique la publication parue dans le journal Haaretz.

Une chaîne de télévision israélienne cite également un haut responsable anonyme qui a accusé l’Iran d’avoir envisagé d’installer des bases navales et aériennes en Syrie.

«Israël est au courant des ambitions expansionnistes de l’Iran en Syrie», a déclaré le fonctionnaire.

Lors du conflit syrien, l’Iran et ses alliés, dont le mouvement chiite du Hezbollah, soutiennent le Président Bachar el-Assad. Les autorités de l’État israélien qualifient l’Iran de « menace numéro un » du fait de son programme nucléaire, de la rhétorique hostile de ses dirigeants et du soutien de forces anti-israéliennes partout dans le monde entier.
Israël, tout en déclarant sa non-ingérence dans le conflit en Syrie, reconnaît néanmoins avoir mené des dizaines d’opérations dans le pays voisin afin de riposter aux tirs visant son territoire ou aux tentatives d’acheminement d’armes modernes aux combattant du Hezbollah

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