La Turquie multiplie le nombre de ses bases militaires au nord de la ville syrienne d’Alep, a raconté à Sputnik Rezan Hiddo, président du Conseil démocratique syrien (CDS) qui comprend entre autres le Parti kurde de l’union démocratique (PYD)

Dans le cadre de l’opération «Bouclier de l’Euphrate», menée conjointement avec l’Armée syrienne libre (ASL), la Turquie a déployé au nord d’Alep 8.000 soldats et officiers et a installé une base militaire non loin de la ville d’Afrin sous contrôle des milices kurdes YPG, a annoncé à Sputnik le président du Conseil démocratique syrien (CDS), Rezan Hiddo.

«Se préparant à une opération à Afrin, la Turquie multiplie le nombre de ses bases militaires dans la région […] et y déploie ses effectifs, des armes lourdes et du matériel», a indiqué l’interlocuteur de l’agence, relevant que cela témoignait du renforcement progressif de la présence militaire d’Ankara dans la région.

Et d’estimer que la Turquie se proposait d’encercler Afrin et pilonnait régulièrement à ces fins le territoire attenant à cette ville.

La Turquie considère les milices kurdes de Syrie comme une organisation terroriste liée au Parti des travailleurs du Kurdistan, interdit en Turquie. Les tensions s’accentuent entre les Kurdes de Syrie et leurs voisins turcs, qui redoutent de voir se former à leur frontière un embryon d’État susceptible d’encourager la rébellion des militants de ce parti en Turquie.

Des villages kurdes dans le nord de la province syrienne d’Alep ainsi que des positions des Unités de protection du peuple (YPG) auraient été à maintes reprises la cible de tirs d’artillerie venant des positions turques. Les forces turques se sont déployées l’année dernière dans le nord de la Syrie pour appuyer l’Armée syrienne libre, une composante des forces insurgées que soutient Ankara et qui a contribué à chasser Daech du nord de la Syrie.

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