À la veille du premier anniversaire de la tentative de putsch de l’été dernier en Turquie, imputée par Ankara au prédicateur Fethullah Gülen, celui-ci a déclaré dans une interview aux médias européens qu’il se rendrait en Turquie si Washington acceptait la requête d’Ankara sur son extradition

Les atermoiements de Washington sur la question de l’extradition de Fethullah Gülen augmentent chaque jour le risque d’une crise dans les relations entre la Turquie et les États-Unis, a déclaré à Sputnik Egemen Bağış, ancien ministre turc pour l’Union européenne.

«La Turquie a envoyé aux États-Unis des dizaines de volumes de preuves concernant Gulen, mais les Américains n’ont pas daigné étudier ces documents et n’ont pas lancé la procédure d’extradition de Gulen, ce qui augmente les tensions entre Ankara et Washington», s’est indigné l’interlocuteur de l’agence.

Et d’ajouter que les États-Unis devaient extrader le plus vite possible vers la Turquie ce traître qui avait fomenté un coup d’État pour déclencher une guerre civile dans le pays.

Un autre interlocuteur de Sputnik, İsmail Hakkı Pekin, ancien chef du département du renseignement de l’état-major turc, a expliqué que par ses déclarations à la veille du premier anniversaire de la tentative de putsch, Gulen voulait se faire passer aux yeux de l’opinion internationale comme une personne n’ayant rien à voir avec le putsch avorté.

«S’il avait été sincère, il n’aurait pas vécu à l’étranger depuis 1999. Il veut tout simplement faire pression sur le déroulement du procès en Turquie et protéger ses partisans au sein du Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir en Turquie», a-t-il estimé.

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