Une conférence ainsi intitulée a été pour la première fois organisée à la Chambre des députés du parlement italien. L’un de ses rapporteurs Maurizio Marrone, membre du conseil régional et de l’administration municipale de Turin

Les médias italiens passent pratiquement sous silence le conflit en Ukraine, en plein centre de l’Europe, a constaté avec regret Maurizio Marrone dans un entretien.

«Cette conférence est un événement important en soi, car le thème de la guerre dans le Donbass a pour la première fois alimenté une discussion au sein du parlement italien. […] C’est une guerre qui touche, bien qu’indirectement, les pays d’Europe. Il s’agit notamment des sanctions économiques», a déclaré l’interlocuteur de l’agence.

Selon ce dernier, ce conflit est très peu couvert par la presse, parce que l’Union européenne et les gouvernements de ses pays membres en sont en partie responsables.

«De toute évidence, Bruxelles comprend avoir pris le mauvais parti dans ce conflit, d’où la censure des informations sur cette guerre. […] Personnellement, je me suis rendu par trois fois à Donetsk et à Lougansk, et j’ai vu l’artillerie de Kiev pilonner les quartiers habités par des civils et y faire de plus en plus de victimes», a poursuivi l’interlocuteur de l’agence.

Ce dernier a par ailleurs fustigé les sanctions antirusses qui affectaient les exportations italiennes.

«Notre objectif « 101 life » consiste à informer l’opinion des enfants tués dans ce conflit. Il s’agit déjà de plus de 100 enfants tués dans le Donbass. Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) a présenté un rapport renfermant 16 points d’accusation contre l’Ukraine pour des crimes aussi graves que les tortures, l’emprisonnement illicite et la violation de la liberté de circulation», a raconté l’Italien.

Et d’espérer que l’Italie avancerait finalement vers une alliance avec la Russie, et que Rome et Moscou redeviendraient des partenaires économiques et commerciaux, ainsi que des partenaires géopolitiques dans la lutte contre le terrorisme.

«En tant qu’une partie du monde occidental, nous voyons que Moscou lutte pratiquement seul contre Daech. On doit enfin comprendre que notre ennemi n’est pas la Russie, mais le terrorisme islamique», a conclu l’interlocuteur.

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