Les désaccords s’accumulent entre la Turquie et l’Union européenne. Tolga Sakman, directeur de l’Institut de la défense et sécurité nationale au sein du Centre turco-asiatique d’études stratégiques (TASAM), a tenté de jeté la lumière sur la raison fondamentale de ce conflit

Rien d’autre que la méfiance mutuelle entre Ankara et l’Union européenne a entraîné la détérioration de leurs relations, a déclaré Tolga Sakman, directeur de l’Institut de la défense et sécurité nationale au sein du Centre turco-asiatique d’études stratégiques (TASAM).

«Un problème essentiel des rapports entre la Turquie et l’Union européenne est la crise de confiance. Selon Ankara, l’UE est responsable, dans une certaine mesure, du coup d’État manqué dans le pays. Tandis que l’UE, pour son part, accuse la Turquie de se diriger vers l’autoritarisme», a indiqué Tolga Sakman.

D’après lui, pour surmonter cette période compliquée avec le moins de dégâts possibles pour les deux parties, l’UE doit garder son calme et éviter toute ambiguïté dans ses démarches. Puisque «de telles attaques de la part de l’Europe ne contribueront qu’à une coupure subséquente de la Turquie et au refroidissement dans leurs relations».L’autre interlocuteur, Ender Helvancioglu, observateur politique, rédacteur en chef du journal turc Bilim ve Gelecek (La science et le futur), a, à son tour, soumis à la critique la déclaration du Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, que la rétablissement de la peine de mort en Turquie «fermera la porte pour elle» de la voie vers l’adhésion à l’Union européenne.

«Une telle pression, des menaces dans le domaine politique n’ont jamais abouti à des résultats positifs. Par contre, elles ont provoqué l’exact effet inverse. Je crois que c’est une erreur fondamentale d’aborder le sujet du rétablissement de la peine de mort dans le contexte des relations entre la Turquie et l’UE», a-t-il conclu.

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