Le gouvernement fédéral allemand affirme que le scandale autour des turbines Siemens livrées en Crimée pourrait affecter à la longue les relations russo-allemandes

Berlin estime que le scandale des turbines Siemens livrées en Crimée pourrait nuire à l’avenir des relations bilatérales entre la Russie et l’Allemagne, relate Reuters.«Par le passé, nous avons à plusieurs reprises attiré l’attention du gouvernement russe sur une éventuelle violation du régime de sanctions dans ce cas et sur le comportement de certaines entreprises russes allant à l’encontre des traités en vigueur», a indiqué au journal Bild am Sonntag un porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères.

Selon lui, le gouvernement allemand a également rappelé à Moscou un engagement du Président russe Vladimir Poutine fait à l’adresse de Sigmar Gabriel, ancien ministre allemand des Finances et ministre des Affaires étrangères actuel, selon lequel les turbines ne seraient pas destinées à être livrées en Crimée.

Le «scandale des turbines» a éclaté le 5 juillet lorsque Reuters a annoncé, se référant à trois sources proches du dossier, que la Russie avait livré à la Crimée des turbines à gaz fabriquées par Siemens, malgré les sanctions de l’Union européenne.Lundi 10 juillet, le porte-parole du Président russe, Dmitri Peskov, a déclaré aux journalistes que les turbines livrées aux centrales électriques de Crimée étaient de fabrication russe.

Mercredi 13 juillet, Dmitri Peskov a une nouvelle fois commenté cette situation et a fait savoir que tous les produits technologiques installés en Crimée et destinés à l’énergie électrique et à l’énergie en général étaient de fabrication russe.

«[En Crimée] on installe en effet des produits technologiques liés à l’énergie électrique et à l’énergie en général. On y installe des produits dont le pays à l’origine de la fabrication est la Russie», a communiqué Dmitri Peskov.

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