Malgré le blocus mis en place par les pays arabes, Doha est capable de trouver une issue à la crise, reconstruisant son économie et s’orientant vers la Russie comme futur principal partenaire, selon l’ambassadeur qatari

La crise du Golfe influencera la coopération économique entre le Qatar et la Russie: Moscou deviendra l’un des principaux partenaires de Doha, qui dans les conditions du blocus s’oriente vers une économie plus souple et diversifiée, a indiqué l’ambassadeur de l’émirat en Russie Fahd Mohammed Al-Attiya dans un entretien à Sputnik.

«Nous renforçons les liens économiques avec la Russie et d’autres pays et construisons une économie plus durable et souple qui, d’un côté, reposera sur ses propres ressources, et de l’autre sera plus diversifiée par rapport à ce qu’il y avait auparavant, alors que nous étions dépendants d’autres pays. Et la Russie sera certainement, je dirais, l’un des principaux partenaires dans ce plan de développement économique», a-t-il déclaré.

Le diplomate a également rappelé la récente déclaration de l’émir qatari, cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, qui annonçait que le pays «obtiendrait de nouvelles perspectives économiques» dans les conditions du blocus imposé par les pays arabes.

Début juin, l’Arabie saoudite, l’Égypte, Bahreïn et les Émirats arabes unis ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar, l’accusant de financer les activités extrémistes à travers le monde. Par la suite, les pays du Golfe ont adressé à Doha une liste de conditions destinées à lui faire modifier sa politique étrangère.Ils demandent notamment au Qatar de rompre ses relations diplomatiques avec l’Iran, de fermer la base militaire turque située sur son territoire et de mettre fin à la diffusion de la chaîne de télévision Al Jazeera. Doha a pour sa part qualifié ces exigences d’irréalistes et a appelé à les réviser.

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