Traversant le blocus mis en place par les pays arabes, Doha se dit prêt à s’impliquer dans la résolution de la crise syrienne, allant jusqu’à proposer sa capitale comme plateforme de négociations

Le Qatar propose sa capitale Doha comme plateforme de négociations pour toutes les parties du conflit syrien et se dit prêt à participer lui-même à toute forme possible de négociations, a indiqué l’ambassadeur de l’émirat en Russie Fahd Mohammed Al-Attiya.
«Nous sommes prêts, en tant que pays ayant une longue expérience de la médiation dans différents conflits au Proche-Orient, et nous pouvons proposer Doha comme plateforme de négociations pour toutes les parties afin que des acteurs différents puissent négocier et que la Russie puisse présider le processus», a déclaré l’ambassadeur.

«Nous pourrions prendre part à tout type de format de négociations qui contribuerait à résoudre le conflit», a-t-il ajouté.

L’initiative du Qatar a été appréciée par la partie russe. Selon le premier vice-président du comité du Conseil de la Fédération pour les affaires étrangères, Vladimir Djabarov, le souhait du Qatar de participer au règlement syrien, apparemment sincère, devrait être soutenu.

«[Le Qatar] veut restaurer ses positions dans le monde, et dans le monde arabe aussi, ce qui explique cette proposition», a déclaré le parlementaire russe.

Début juin, l’Arabie saoudite, l’Égypte, Bahreïn et les Émirats arabes unis ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar, l’accusant de financer les activités extrémistes à travers le monde. Par la suite, les pays du Golfe ont adressé à Doha une liste de conditions destinées à lui faire modifier sa politique étrangère.Ils demandent notamment au Qatar de rompre ses relations diplomatiques avec l’Iran, de fermer la base militaire turque située sur son territoire et de mettre fin à la diffusion de la chaîne de télévision Al Jazeera. Doha a pour sa part qualifié ces exigences d’irréalistes et a appelé à les réviser.

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