En l’absence de preuve convaincante de l’ingérence de Moscou dans la présidentielle américaine, la campagne antirusse n’aura bientôt plus de sens et prendra fin, estime le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov

Les États-Unis n’ont encore présenté aucune preuve solide de l’ingérence de Moscou dans leur élection présidentielle, c’est pourquoi cette campagne antirusse, qui repose sur des spéculations médiatiques, doit bientôt se terminer, a indiqué la chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov dans une interview accordée à la chaîne kurde Rudaw.

«Il est nécessaire que les choses se calment enfin. Je ne pense pas qu’on puisse les influencer artificiellement. Cette campagne se dégonflera comme une baudruche seulement parce que, je le souligne encore une fois, aucune preuve n’a été présentée. Ce que ressassent les chaînes de télévision et journaux américains, tout cela est totalement tiré par les cheveux», a-t-il souligné.

Le 6 janvier, la CIA, le FBI et l’Agence nationale de la sécurité (NSA) ont publié un rapport accusant la Russie d’ingérence dans la présidentielle américaine en faveur du candidat républicain Donald Trump. Cependant, les services en question ont refusé d’en fournir des preuves, invoquant le caractère secret du document.

Le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov a affirmé pour sa part que les allégations visant Moscou étaient «dénuées de tout fondement». Pour sa part, le nouveau chef de la Maison-Blanche a à plusieurs reprises démenti tout lien avec Moscou et les intérêts russes, qualifiant les rapports à ce sujet de «mensonges absolus».

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