Alors que les États-Unis essaient de mettre la pression sur Ankara pour empêcher l’achat de systèmes de missiles sol-air S-400 russes, les médias turcs évoquent l’angoisse de Washington et sa tentative de faire du chantage. L’ancien adjoint du ministre turc des Affaires étrangères fait la lumière sur cette réaction

Si Washington ne cache plus sa préoccupation d’un éventuel achat par la Turquie de systèmes de missiles sol-air S-400 russes en pesant de toute son influence sur Ankara pour empêcher cet accord, l’ancien adjoint du ministre turc des Affaires étrangères et ancien ambassadeur turc aux États-Unis, Faruk Loğoğlu, commente cette situation.

«Pour empêcher cet accord avantageux, les pays occidentaux ont recours, entre autres, à la pression. Toutefois, à mon avis, cela n’aura aucun impact sur la volonté de la Turquie de se procurer des S-400 russes. Cela signifie que les actions des pays membres de l’OTAN n’influenceront pas les résultats des négociations russo-turques au sujet des missiles S-400. Je n’affirme pas qu’Ankara les achètera. Comme on le sait bien, le contrat n’a pas encore été signé, mais la Turquie ne renoncera pas à sa décision uniquement parce que cela provoque le mécontentement et les craintes de l’Otan», a-t-il expliqué.

Le 25 juillet, Recep Tayyip Erdogan a annoncé avoir conclu un contrat avec la Russie portant sur la livraison de systèmes de défense antiaérienne russes S-400. Le chef d’État-Major interarmées des États-Unis Joseph Dunford a considéré cette perspective comme «préoccupante» pour Washington. Le Kremlin n’a pas commenté cette information.Auparavant, le PDG de la holding publique russe de hautes technologies Rostec, Sergueï Tchemezov, avait annoncé que les problèmes techniques concernant le contrat de livraison des systèmes de missiles sol-air S-400 étaient réglés et qu’il ne restait que des questions administratives.

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