L’Arabie saoudite exige que le Qatar rompe ses relations diplomatiques avec l’Iran avec lequel il partage le plus grand gisement de gaz naturel du monde Pars Nord et Pars Sud. Mohammad Sadeq Jukarn, du Centre de recherche stratégique auprès du ministère iranien du Pétrole, commente la situation

Si le Qatar cède à la pression de l’Arabie saoudite, rompt ses relations avec l’Iran et se transforme en émirat satellite du royaume, la situation énergétique changera en défaveur de Doha, a estimé Mohammad Sadeq Jukarn.

«D’autre part, les pays qui ont boycotté le Qatar comprennent que la pression exercée sur l’émirat ne manquera pas de se répercuter sur eux, y compris sur l’Arabie saoudite», a déclaré l’interlocuteur de l’agence, rappelant que Riyad importait du gaz qatari à un prix très avantageux.

Et d’expliquer que si le projet de production de gaz non traditionnel en Arabie saoudite échouait, le royaume risquerait de devenir tout bonnement un importateur de gaz.

Soucieux de briser son isolement diplomatique dans la région, le Qatar entend accélérer le développement du gisement Pars Nord et Pars Sud qu’il partage avec l’Iran. Les coûts de production de gaz de l’émirat étant parmi les plus bas au monde, les investisseurs étrangers sont attirés par les perspectives d’exploitation du gisement irano-qatari.

L’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte ont rompu le 5 juin dernier leurs relations diplomatiques puis suspendu toutes les liaisons aériennes, maritimes et terrestres avec le petit État du Golfe, qu’ils accusent de liens avec le terrorisme et de rapprochement avec l’Iran, des allégations que Doha réfute.

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