Si le Qatar ne fait pas la preuve de sa volonté réelle de lutter contre le terrorisme, la situation qui s’est nouée autour de lui risque de se détériorer, a déclaré l’expert saoudien Anwar Ishki

À l’issue d’une rencontre quadripartite organisée à Manama, les chefs des diplomaties de l’Arabie saoudite, de l’Égypte, du Bahreïn et des Émirats arabes unis, pays qui ont imposé un blocus au Qatar, ont appelé une fois encore Doha à ne plus soutenir d’organisations terroristes. Le Directeur du Centre de recherche pour le Moyen-Orient à Riyad, Anwar Ishki, a expliqué ce qui risque de se produire si le Qatar ne répond pas positivement à cet appel.

«Les pays qui ont imposé le blocus font tout leur possible pour travailler avec le Qatar dans le cadre du CCG [le Conseil de coopération des États arabes du Golfe, ndrl], sans donner à la crise à une dimension internationale», a-t-il déclaré.

Pourtant, si Doha ne cesse pas de soutenir des organisations terroristes, les pays en question pourront appliquer de nouvelles mesures économiques, dont l’exclusion du petit émirat gazier du CCG.

En ce qui concerne une éventuelle participation des États-Unis dans le règlement de la crise, l’expert estime que Washington a déjà élaboré la stratégie de ses relations avec Qatar. Elle consiste en une répartition des rôles entre le Président et son Secrétaire d’Etat.

Ainsi, Donald Tramp se prononce clairement en faveur de la lutte contre le terrorisme, tandis que Rex Tillerson, prône la conclusion d’un accord avec le Qatar qui permettra de tracer toutes les opérations bancaires qatarie. Actuellement, Doha coordonne avec les Etats-Unis le virement du moindre rial, a précisé Anwar Ishki.

Début juin, l’Arabie saoudite, l’Égypte, Bahreïn et les Émirats arabes unis ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar, l’accusant de financer les activités extrémistes à travers le monde. Par la suite, les pays du Golfe ont adressé à Doha une liste de conditions destinée à lui faire infléchir sa politique étrangère.

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