Après avoir refusé en 2014, par une politique répressive insensée, le projet de fédéralisation réclamé initialement par les premiers opposants au coup d’Etat du Maïdan, le gouvernement de Kiev risque de voir l’Ukraine qui a déjà vu la Crimée et le Donbass faire secession, continuer a se disloquer en redonnant aux différents peuples la composant leurs indépendances identitaires surtout s’ils sont encouragé par une validation ukrainienne de la situation des Républiques Populaires de Donetsk et Lugansk.

C’est le constat sous forme de mise ne garde qu’à énoncé le chef adjoint du ministère ukrainien des territoires occupés Georgie Tuka , pour qui l’acte officiel d’une séparation définitive du Donbass et de l’ Ukraine pourrait entraîner d’autres régions ukrainiennes à faire de même et provoquer la désintégration totale du pays, et de prendre pour exemple la région russophone d’Odessa qui depuis le massacre de la maison des syndicat le 2 ami 2014 vit sous la botte kiévienne.

Cette annonce faite au moment d’une nouvelle réunion du groupe de travail à Minsk où justement la question du statut spécial pour le Donbass initialement prévu mais finalement écarté par Kiev, n’est pas une coïncidence. Actuellement du tireur d’élite qui tire au milieu de la nuit sur un civil passant devant sa fenêtre au Président Porochenko aux parlementaires nationalistes de la Rada qui veulent réintégrer par la force Donbass et Crimée,  toutes les forces vives ukrops tentent de relancer la peur d’une désintégration finale. Rejoignant l’analyse de Mihail Saakachvili, ex président géorgien, ex gouverneur de la région d’Odessa aujourd’hui tombé en disgrâce, Tuka qui aurait consulté de nombreux «experts» tous de son avis, exhorte Kiev a ne jamais abandonner les liens avec le Donbass et de tout faire pour le réintégrer à l’Ukraine sous peine de voir cette dernière disparaître de l’Histoire en mouvement.

C’est à n’en pas douter une déclaration visant à positionner son auteur dans le vent de la guerre qui souffle de plus en plus fort contre le Donbass mais aussi Porochenko, jugé corrompu et trop faible.

Source : JP gazetz.ru

Erwan Castel

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